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S'informer et mettre en œuvre le Plan Paysages | N°8 - Mai 2026
"Il en est des paysages comme des hommes :
il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets"
Harry Bernard - Ecrivain, journaliste, penseur québécois (1898 / 1979)
L'été s’installe doucement dans nos territoires. Cette nouvelle lettre d’informations Paysagez-vous est une invitation à parcourir nos paysages quotidiens à travers de nouveaux chemins. Retourner voir un site, un point de vue, à deux pas de chez soi pour s’évader, profiter des premiers rayons du soleil, du grand air et de nos paysages extra-ordinaires !
Révéler les pépites locales : entre rayonnement et confidentialité
A la rencontre des pépites
Une fois n’est pas coutume, si ce paragraphe sert généralement à définir un terme d’usage national, il s’agit ici de définir une notion tout à fait locale : les pépites ! Ce mot a été employé lors des concertations du Plan Paysages pour désigner tous ces endroits dans nos territoires, souvent méconnus que nombre d’entre nous aimons rejoindre dès qu’un moment est trouvé pour s’y rendre.

Mais de quoi s’agit-il précisément ? Elles se trouvent partout sur le territoire : un village qui a su garder son caractère, une rue avec une âme particulière, une construction singulière, une fontaine, une source, un bord de cours d’eau, un sentier, un belvédère, un arbre particulier, etc.
Ils constituent souvent la raison même de notre périple ou d'un détour. Ils sont un ailleurs ressourçant à proximité de chez soi, dont nous sommes fiers, où nous aimons nous rendre, que nous apprécions faire découvrir à des proches de passage.
Garder confidentiel pour réduire les pressions sur les sites ?
Elles ont été nommées « Pépites » car chacun de nous en connaît et les considère comme un trésor local.

C’est sans doute pour cela que nos esprits sont souvent partagés entre l’envie de faire connaître et découvrir ce lieu à d’autres, et l’envie de garder le lieu « secret » pour le préserver et nous permettre, à chaque escapade, de re-rencontrer le site et d’en profiter pleinement.
Touristiques les paysages du SCoTAM ?
Souvent qualifiés d’ordinaires, à bien y regarder, nos paysages ont beaucoup de qualités. Leur diversité rompt la monotonie que l’on pourrait attribuer à tort à notre territoire. Le tout étant de connaître les lieux et de disposer d’itinéraire pour s’y évader.
Mais y-a-t-il des touristes ici ? Et si oui, où vont-ils, que visitent-ils ?
Notre territoire accueille de plus en plus de visiteurs. La métropole messine a ainsi enregistré en 2024 plus d’1 million de nuitées pour environ 126 000 visiteurs passés par l’office du tourisme (source Inspire Metz). Le temps de séjour sur le territoire est aussi en augmentation : environ 3 jours passés dans le secteur : de quoi pousser un peu plus loin l’exploration des paysages du SCoTAM ! A proximité de Paris par le train mais aussi au pied de l’autoroute, Metz est attractive : patrimoine, évènementiel, eau, nature contribuent au rayonnement de la ville. Mais à ses portes, de nombreuses pépites jalonnent les campagnes messines : étang de la Madine, vallées de la Moselle, de la Nied et de la Seille, côtes de Moselle, le Cap’Orne ou encore le château de Pange, etc. Pour les messins comme pour les touristes, des itinéraires depuis le cœur de Metz existent-ils pour proposer à tous des échappées insolites à vélos pour la journée ou des boucles de quelques jours ?
Le territoire est traversé de Nord en Sud par une véloroute européenne « La Voie Bleue ». Une nouvelle véloroute en projet sur Mad & Moselle proposera un itinéraire vers l’ouest du territoire en direction du lac de Madine. Côté est, de nombreux cyclotouristes européens utilisent les départementales jusqu’à Metz en passant par Boulay ou Courcelles-Chaussy. D’où viennent-ils ? Comment leur proposer de découvrir nos pépites et rencontrer les habitants du territoire ? Comment leur proposer des itinéraires enrichissant leur voyage et plus sécurisés que les départementales ?
Une chose est sûre, le cyclotourisme a un bel avenir sur le territoire et pourrait faire se croiser sur les mêmes voies vertes, pratiques cyclables du quotidien et touristes internationaux, pour des rencontres et des croisements de regards … dé-paysans !
Aménager ou ménager les pépites ?
Ne pas dénaturer le site, c’est-à-dire changer son caractère, ses singularités et notre rapport au lieu, voilà les attentes de chaque usager pour ses pépites. Parfois, quelques interventions sobres permettent de conforter un site : rouvrir un peu plus une vue ou la maintenir ouverte par une gestion adaptée, installer un banc, permettre aux passants de prendre du recul dans l’espace ou juste expliquer par un panneau ce qui fait l’essence du lieu (une géographie particulière, un mode d’exploiter le site, un ensemble végétal, etc.). Il s’agira alors d’intervenir avec une grande finesse pour respecter l’esprit des lieux.
Il paraît important de faire une distinction essentielle entre deux termes pour comprendre l’impact de ceux-ci sur les lieux.

AMENAGER un lieu est une intervention visible qui va transformer un lieu. La mise en valeur d’un espace peut changer le visage du site et, parfois, pour une pépite, ce n’est pas ce qui est recherché dans l’action. Un aménagement qualitatif veille bien sûr à préserver l’esprit du site, mettre en valeur ses singularités et s’appuyer sur ses caractéristiques.

MENAGER le site : voilà un terme que l’on pourrait préférer au précédent pour des pépites ! Sans en changer sa nature, il s’agit là de conforter l’existant de manière presque invisible. La juste intervention à la juste place : utiliser les quelques pierres au sol ou le bois d’un arbre du site pour créer une assise et profiter du lieu ; plesser la végétation arbustive qui commence à obstruer la vue ; créer une haie sèche pour contenir la végétation et former une alcôve au site, etc. Ces interventions ne sont pas lourdes, pas coûteuses non plus. Elles peuvent se réaliser avec les agents des collectivités, des associations, voire avec les habitants dans le cadre de chantiers participatifs. Ces derniers permettent de partager la valeur du lieu, responsabiliser chacun quant au soin à apporter à ce site, le reconnaître comme une pépite collective dont chacun à la charge de veiller à sa transmission aux futurs habitants.
Site du Rocher de la Fraze à Novéant-sur-Moselle / Ancy-Dornot
Ménagement du site dans le cadre de l'AMI pour la création de belvédères du PNR de Lorraine – Création de bancs et assises avec des matériaux du site
© Les Saprophytes
Point de vue de Combres-sous-les-Côtes
Ménagement du site dans le cadre de l'AMI pour la création de belvédères du PNR de Lorraine – Aménagement d'assises pour varier les postures face au point de vue
© Les Saprophytes
Ménagement du site dans le cadre de l'AMI pour la création de belvédères du PNR de Lorraine – Création d'une assise ainsi qu'un arrière-plan en rondin de bois à Frémeréville-sous-les-côtes en chantier participatif avec les jeunes d'un IME.
© Les Saprophytes
Belvédère de Vandelainville
Ménagement du site dans le cadre de l'AMI pour la création de belvédères du PNR de Lorraine – Création d'une haie sèche et d'un mur en pierre sèche avec les matériaux issu du site
© Les Saprophytes
Cheminer vers les pépites : Une partie intégrante du voyage !
L’aventure commence aux portes de chaque logement ! Proposer un cheminement agréable au plus proche du lieu de vie, c’est permettre de s’évader de son quotidien, de prendre l’air sans avoir recours à la voiture. Réfléchir, à l’échelle des rues et des quartiers, à la manière d’accéder rapidement à un itinéraire de balade est une première étape dans la démarche de valorisation des pépites.

Il s’agira alors de penser confort du cheminement et balisage pour rendre lisible le parcours jusqu’à la pépite et peut-être aussi suggérer d’autres destinations, des étapes ou points d’intérêts en chemin.
Préférer les bouclages aux voies à sens unique : Permettre aux usagers de réaliser un circuit est toujours plus agréable que devoir rebrousser chemin une fois son but atteint. Les bouclages peuvent également permettre de découvrir d’autres lieux et de compléter l’itinéraire par la traversée d’autres milieux et ambiances paysagères pour enrichir le parcours ! Ils peuvent également favoriser la jonction entre plusieurs quartiers ou même villages.

Penser à tous les types d’usagers : Les cheminements vers des points d’intérêts sont de longueur variable et certains usagers ne sont pas en mesure de réaliser la totalité du cheminement en une seule fois : enfants, personnes âgées, personnes avec des difficultés de motricité. Afin de rendre le parcours accessible à tous, l’installation de bancs pour ponctuer l’itinéraire permettra de proposer des pauses régulières en cas de besoin. L’emplacement du banc pourra être réfléchit afin de fournir un arrêt intéressant proposant de l’ombrage, une vue dégagée ou une alcôve dans la végétation. A partir des zones construites, ces itinéraires peuvent parfois représenter un parcours de rééducation / réadaptation après des problèmes de santé, permettant aux usagers de se fixer des objectifs et des étapes de progression : marcher jusqu’au premier banc puis jusqu’au second et un jour, jusqu’à la pépite !

Penser aux rythmes et à l’animation du cheminement : Pour éviter la monotonie d’un milieu trop homogène. On parle de « séquence paysagère » qui permettent de cadencer l’avancement dans le cheminement : marcher jusqu’au prochain bosquet puis jusqu’à la haie, puis jusqu’au banc, etc.
Le territoire comporte de nombreuses boucles de randonnées traversant la quasi-totalité des communes. Des itinéraires sont déjà balisés et des cheminements existent. Il y a peut-être des pépites à y valoriser, des panneaux pédagogiques et des bancs à installer ou peut-être des vues à entretenir/rouvrir, voire des belvédères à créer !
Histoire de pépites : Les belvédères et points de vue


Espace de respiration laissant notre vue s’étendre au loin, parcourir les différents plans : les belvédères ont cette capacité à nous offrir un lieu nous donnant un certain recul sur notre quotidien !
A la fois hors et dans le paysage scruté, ils livrent un nouveau regard et proposent un lieu de lecture de nos paysages. De là, on y voit clairement comment les espaces s’articulent les uns avec les autres, leur rapport au relief et à l’eau, l’organisation de nos vies. Ils permettent de comprendre et de donner du sens à nos lieux de vie.



La topographie du territoire offre de nombreux belvédères naturels permettant d’observer le territoire. Leur valorisation repose sur 3 points essentiels :
  • Organiser et gérer les cheminements pour accéder au lieu ;
  • Y proposer des aménagements sobres permettant de profiter pleinement du lieu sans le dénaturer : des assises, d’éventuels supports et autres petits aménagements réalisés avec les ressources présentes sur les lieux : tronc d’arbre, branchages, pierres, etc. ;
  • Réfléchir à la gestion du site sur le long terme : comment conduire et gérer la végétation pour ne pas refermer la vue, gérer les chemins et le site en lui-même en partenariat avec l’ONF, les clubs vosgiens locaux, les clubs de marche, les associations de protection de l’environnement et/ou du patrimoine ?
Quelques belvédères du territoire : Le Mont Saint Pierre, le belvédère du château de Mercy, des ouvertures ponctuelles dans les forêts des côtes de Moselle, le haut du plateau lorrain du côté de Boulay, etc.
Histoire de pépites : Transmettre les paysages aux générations futures à travers la pédagogie
Donner à voir et à profiter des paysages de nos territoires, c’est aussi transmettre les clés aux personnes de passage mais surtout aux habitants actuels et aussi futurs pour qu’ils puissent comprendre l’évolution et le fonctionnement de ce territoire. Sa géologie, ses cours d’eau, son patrimoine naturel comme bâti, les savoir-faire qui s’y trouvent sont tous le fruit d’une longue histoire d’interaction entre un territoire et ses habitants.
Comprendre l’endroit dans lequel on vit c’est aussi comprendre les enjeux qui s’y jouent et les choix qui y sont fait en matière de politique publique. C’est donner envie à certains de s’y investir à travers la vie associative ou inspirer un projet d’entreprise qui fait sens avec les ressources et les besoins du territoire.
Cette compréhension peut passer par la mise en place d’une pédagogie s’appuyant sur différentes actions : visites guidées, lectures et balades paysagères et/ou à travers des supports didactiques ponctuels ou des parcours d’interprétation.
A Servigny-les-Sainte-Barbe, le projet de réouverture du ruisseau s'est accompagné d'un cheminement piéton ponctué de panneaux pédagogiques pour découvrir la faune et la flore des ruisseaux. Ces points d'arrêts ont été complétés des quelques "mobiliers" d'assises en tronc de bois, simplement disposés ça et là en bord de chemin.
Histoire de pépites : Place, placette et petit patrimoine, ces éléments rassembleurs au cœur des communes
Les pépites ne se trouvent pas uniquement dans les espaces naturels, forestiers ou agricoles : elles sont aussi dans nos villes et villages. Une placette, un square, un parc, un arbre, une fontaine, un lavoir ou même un ensemble bâti représentatif peuvent également conférer une âme au lieu et représenter un point d’intérêt à révéler.

Ces éléments constituent souvent inconsciemment des lieux fédérateurs et propice à la rencontre. Nos parcours ont tendance à converger vers ces lieux et nous y portons toujours un regard bienveillant et attentif à son devenir. Ici, chacun a envie d’y voir un espace pour profiter du site : un banc, un espace dégagé pour disposer du recul nécessaire à sa perception mais aussi un espace de liberté de mouvement pour profiter pleinement du lieu. Ces sites ne demandent pas de lourds aménagements. Une mise en valeur sobre à travers un aménagement paysager, la mise à l’écart de la voiture et le confortement de la place du piéton constitue une précieuse réponse aux attentes des habitants.

Dans le tissu bâti, ces espaces représentent des éléments forts et visibles au quotidien qui agrémentent la commune et lui confère une partie de son identité. Mais pris dans les dynamiques de l’espace habité, parfois dans l’espace privé, les pressions qui s’exercent sur eux sont nombreuses. Les communes disposent d’une palette d’outils pour préserver ces lieux à travers leur document d’urbanisme, la recherche d’une maîtrise foncière et/ou le classement ou l’inscription du monument ou du site.
Histoire de pépites : Villes et villages
Plus qu’une pépite, un véritable eldorado, nos villes et nos villages lorrains font parties de notre quotidien mais à bien y regarder, de nombreuses communes du territoire pourraient obtenir une labellisation reconnaissant leur qualité et leur authenticité.
En plus d’une reconnaissance et d’un rayonnement, ces labels comprennent tous un volet accompagnement. Cela permet à la commune de poursuivre sa politique de mise en valeur et créer une dynamique pour la gestion et la prise en compte des pépites locales, tout en bénéficiant d’une expertise portée par les gestionnaires des labels.

Nous vous proposons ci-dessous un tour d’horizon des différents labels :

Ville et Pays d’Art et d’Histoires

Il est décerné au commune ou groupement de communes.
Il est conditionné à la capacité de financement d’un poste dédié mais ouvre le droit à des subventionnements pour la mise en valeur du patrimoine et permet la création d’un conseil scientifique et technique patrimonial.
Metz est aujourd’hui la seule commune labellisée sur le territoire.
Découvrez-en plus sur le label Ville et Pays d'Art et d'Histoires

Petites cités de Caractère de France

Il est réservé aux communes de moins de 6 000 habitants comprenant un bâti suffisamment dense pour donner le caractère à la cité et exercé des fonctions urbaines de centralité, comprenant une protection au titre des Monuments historiques ou d’un Site Patrimonial Remarquable et enfin avoir un programme pluriannuel de restauration et réhabilitation du patrimoine bâti et de mise en valeur des patrimoines matériels et immatériels.

Parcours de découverte, animations culturelles et rencontres avec les habitants, valorisation des produits du terroir et les savoir-faire locaux, qualité de l'accueil, participation citoyenne, encourager la valorisation et l’entretien du bâti privé, disposer d’un café-restaurant et d’un commerce multiservice proposant des produits locaux, accueil de métiers d’art sont autant de points encouragés.
La dimension humaine est également encouragée à travers des actions d’animation permettant à chacun de contribuer par le biais de médiations et de participation citoyenne : organiser des manifestations culturelles et festives valorisant le patrimoine matériel et immatériel mais aussi des manifestations commerciales et artisanales valorisant les productions locales.
31 communes sont labelisées dans le Grand Est mais aucune sur le territoire. La plus proche est la commune de Hombourg-Haut
Pour en savoir plus sur le label Petites cités de caractère

Village Patrimoine

Il est réservé aux communes de moins de 2 500 habitants valorisant le patrimoine local et préservant la cohérence et l’harmonie architecturale et paysagère du village, ayant déjà mis en place un circuit de visite guidé ou de panneaux explicatifs. La commune doit disposer de l’existence d’une activité liée aux savoir-faire et traditions locales.
La commune s’engage alors à ne pas mener d’aménagement pouvant détériorer son patrimoine et à le mettre en valeur par des aménagements paysagers.
Pour en savoir plus sur le label Village Patrimoine

Plus beaux villages de France

Il est réservé aux communes de moins de 2 000 habitants comprenant au minimum 2 sites ou monuments classés ou inscrits.
Il récompense les communes pour leur qualité urbaine (abords et accès au village, dimension et compacité du tissu bâti, diversité des cheminements), architecturale (harmonie et homogénéité des volumes, matériaux et couleurs, présence de petit patrimoine diversifié), la conduite d’opération de mise en valeur (document d’urbanisme, qualité des réhabilitations, traitement des espaces publics, maîtrise des publicités, organisation du stationnement et des circulations), protection du patrimoine naturel et de la ruralité (création de circulations douces, préservation et mise en valeur du patrimoine arboré, mesures en faveurs de la biodiversité) et l’accueil et le développement (organisation de manifestations de qualité, existence d’artisans d’art, de commerces ou de services, offre d’hébergement et de loisirs)
Les labellisés s’engagent à respecter la charte de qualité.
Découvrez-en plus sur le label Plus beaux villages de France

Jardin remarquable

Il concerne les jardins publics comme privés présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Il labellise les jardins dont la composition, l’intégration dans le site, la qualité des abords, la gestion du parc et l’accueil du public respectent l’environnement et le paysage.
Les jardins fruitiers de Laquenexy sont labellisés Jardin remarquable.
Pour en savoir plus sur le label Jardin remarquable
Votre commune et les actions engagées correspondent à un cahier des charges cités plus haut ? Pourquoi ne pas valoriser le parcours déjà réalisé et conforter vos prochaines actions à travers l’obtention d’un de ces labels ? Le SCoTAM se tient à vos côtés pour vous accompagner dans ce projet !

Le SCoTAM & les pépites

La stratégie paysagère du SCoTAM porte, notamment, une attention à la mise en récit des territoires. Donner à voir et à comprendre les paysages, les mettre en lien fait partie des cibles développées dans le document de planification. Ces pépites et leurs prises en compte constituent un facteur d'attractivité et de rayonnement territorial, tant dans une dimension touristique que pour le quotidien des habitants.

Le SCoTAM encourage la prise en considération des composantes architechturales, urbaines et paysagères locales dans les projets d'aménagement. Cet axe de travail permet de conserver le sens et les caractéristiques de chaque commune.
Il met également l'accent sur les cheminements en tant que support aux mobilités actives et lieu de découverte des paysages et de la biodiversité. A travers ces itinéraires, le choix du tracé mais aussi son aménagement, peuvent permettre de mettre en valeur et raconter les paysages : bancs, alignements d'arbres, fermeture et ouverture des vues, panneaux explicatifs, revêtements perméables, espaces sportifs et de détente, point de rencontres, etc.
Les plans locaux d'urbanisme peuvent :
  • Identifier des points de vue et cône de vue à préserver et/ou à partir desquels les nouveaux projets devront veiller à s'intégrer dans le paysage perçu ;
  • A travers le réglement, protéger des éléments patrimoniaux (maisons lorraines, bâtiments remarquables, petit patrimoine, etc.) ainsi que les cheminements ou les formations végétales structurantes ;
  • Définir des emplacements réservés afin de permettre la création d'un cheminement, l'aménagement d'un espace de mise en valeur d'un site.
Les projets d'aménagement peuvent :
  • Intégrer des itinéraires doux en frange d'opération et/ou à travers du projet, en veillant à se mailler de façon claire et qualitative avec les cheminements existants ;
  • Conserver les éléments présents sur site et qui permettent de rendre lisible, de structurer l'espace voire de lui donner une identité : un clos fait de murs en pierres sèches, un arbre isolé, en alignement ou un espace végétalisé, un bâtiment, etc.
  • Intégrer le projet d'aménagement dans son site d'accueil par la recherche d'harmonie et de cohérence dans les volumes, les rythmes, les coloris, etc.

Pour aller plus loin

    Le Plan Paysages en action !

    • Parcourons les paysages locaux avec le PEPS
    Le Projet Exploratoire avec le Public Scolaire (PEPS) du SCoTAM concerne des élèves de CE2, CM1, CM2. Cette année se sont les groupements scolaires de Raville et de Momerstroff qui participent et planchent sur la question "Quel territoire pour demain ?"
    A travers plusieurs interventions dans les classes, l'enjeu est ici de réaliser des cartes collectives de leur territoire tel que perçu par les enfants qui y vivent. L'occasion à travers ces rencontres mais aussi la présentation finale de leur travail, de partager autour des pépites locales, de leur perception du territoire et des espaces vécus au quotidien par ces jeunes habitants.Rendez-vous au mois de juin pour découvrir la carte sensible de leur territoire !
    • Un Grand Prix National pour faire connaître votre commune autrement
    Le Syndicat mixte du SCoTAM et sa maîtrise d'oeuvre OMNIBUS, devenu Echappée, ont reçu le Grand Prix National du Paysage : une reconnaissance du travail entrepris et de la dynamique en développement sur le territoire.
    Ce prix, c’est avant tout celui du territoire : des collectivités, des élus et des acteurs qui œuvrent chaque jour pour intégrer l’approche et la démarche paysagère dans leurs différents plans et projets.
    Vous candidatez à un appel à projet ? A un appel à manifestation d'intérêt ? Ce prix, c'est le vôtre ! Mentionnez votre appartenance à un territoire Grand Prix National du Paysage et contactez-nous pour échanger dès les prémices de vos projets.
    • Le SCoTAM devant le Conseil de l'Europe
    Amorcée en 2014, Grand Prix national du Paysage 2024 et liée au déploiement progressif à une stratégie de planification et d'urbanisme à l'horizon 2050, la démarche paysagère d'urbanisme du SCoTAM sera présentée en 2026 au Conseil de l'Europe.
    Une nouvelle occasion de mettre en valeur les 7 intercommunalités et 224 communes composant le SCoTAM.
    De la parcelle à l'Europe, de 3 à 83 ans, pour aujourd'hui ou pour 2050, pour vos logements ou vos zones d'activités, pour aménager vos voiries ou cultiver vos campagnes : la démarche paysagère d'urbanisme du SCoTAM vous accompagne !

    Contact

    Syndicat Mixte chargé de l'élaboration et du suivi du SCoTAM
    Accueil : 03 72 60 61 32
    Email: contact@scotam.fr
    Web: Site internet Plan Paysages
    Conformément à l'article 34 de la loi 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification des données nominatives vous concernant. Gérez votre abonnement ci-dessous :